مدونة الاعلام والاخلاقيات والاديان L'éthique n'est pas contemplative. Elle est l'exercice d'une morale pratique et vivante, en quête d'un point d'équilibre entre l'Amour et la Raison. Joseph Khoreich
Henri Boulad: Le passage par l’islamisme est incontournable dans le monde arabe
Source: Par Jean-Marie Guénois
INTERVIEW – Henri Boulad est directeur du Centre culturel jésuite d’Alexandrie. Il ne voit pas comment le printemps arabe échapperait à des gouvernements à majorité islamiste. Une transition inévitable, selon lui, avant la démocratisation, car les jeunes révolutionnaires n’aspirent pas à ce modèle de société fondé sur la religion.
LE FIGARO. – Vous êtes né à Alexandrie il y a quatre-vingts ans et connaissez particulièrement l’E'gypte. Comment analysez-vous la situation de votre pays ?
Henri Boulad – Cette révolution a été déclenchée par des jeunes de tendance libérale, ouverte et laïque, mais elle a été récupérée dès le quatrième jour par les islamistes. Ils ont écarté les jeunes promoteurs pour les empêcher de parler. Ils ont mis à leur place le cheich al-Qaradawi qu’ils ont fait venir d’Arabie saoudite pour prendre les affaires en main. Cet E’gyptien est non seulement un promoteur mais une grande figure de l’islamisme. La situation actuelle est donc celle d’un bras de fer entre deux courants : les Frères musulmans et les jeunes. Les Frères musulmans ont la force, l’organisation, les racines, le financement ; les jeunes sont fragiles mais déterminés.
Les troubles viennent de reprendre, qui va l’emporter ?
Analyser les forces en présence porte au pessimisme. Mais voir les jeunes, dans la rue, continuer la révolution redonne l’espérance. J’essaie de lire cette révolution sur un plan spirituel et théologique. Et je pense au combat entre David et Goliath. Toutes les chances sont du côté de Goliath mais c’est David qui triomphe car l’affrontement entre force et faiblesse n’est pas toujours du côté de la force. Cela dit, on aura probablement un gouvernement Frères musulmans dans un avenir proche avec un programme qui ira dans le sens de la charia. Mais la démocratisation s’imposera dans un second temps même si elle sera difficile à acquérir car les islamistes ne vont pas démordre.
Vous n’évoquez pas l’armée égyptienne : n’est-elle pas dans un rôle d’arbitre ?
C’est la troisième force et elle permet la transition. Sans elle, l’anarchie régnerait. Ce serait la guerre civile. Il faut donc se réjouir de sa présence mais elle joue un rôle ambigu. Elle était neutre au début mais j’ai l’impression qu’une partie de l’armée est passée du côté des Frères musulmans. Pourtant, elle a toujours été connue pour sa tendance laïque et anti-Frères musulmans.
La perspective de l’arrivée au pouvoir d’islamistes en E’gypte est donc très sérieuse à vos yeux ?
Le risque est très sérieux en E’gypte et dans l’ensemble du monde arabe. A` ce titre, j’ai l’impression que l’Arabie saoudite joue un jeu souterrain, subtil. Elle soutient à milliards les Frères musulmans et les salafistes qui sont encore pire… Elle cherche ainsi à enfourcher le mouvement de ces révolutions et à les islamiser. C’est une opportunité en or pour s’emparer de ce souffle et placer des gouvernements islamistes dans tous ces pays. Il faut dire que ces E’tats avaient jusqu’à présent résisté à cette idéologie car tous les islamistes étaient en prison !
Mais sur quoi vous fondez-vous pour penser que l’islamisme ne serait qu’un passage ?
Le passage par l’islamisme est actuellement incontournable dans le monde arabe. Et il faut admettre cette période où l’islamisme va prendre le pouvoir. Pour combien de temps ? Je ne le sais pas. Sans doute jusqu’à ce que les islamistes démontrent qu’ils sont incapables de gérer les vrais problèmes des pays concernés. Car la charia n’a pas de réponses à apporter aux questions sociales et économiques telles qu’elles se posent aux gens de la rue. Nous n’avons pas besoin de réponses religieuses à des questions aussi pragmatiques et concrètes ! Ensuite, je ne vois pas qu’Israël laisse faire les choses sans intervenir d’une manière ou d’une autre. Pour ce pays, il va falloir limiter les dégâts car une relative stabilité va être remise en question si ces E’tats tombent dans la mouvance islamiste. Et, de ce point de vue, il ne faut pas, non plus, oublier l’Iran… Israël a toujours montré sa détermination et on connaît les faucons israéliens. Je pense même qu’il va y avoir une attaque préventive contre l’Iran. Enfin, et surtout, les jeunes, la modernité sont un mouvement irrésistible ! Tôt ou tard, l’esprit l’emportera. On peut retarder le réveil des peuples. On ne peut pas les bloquer définitivement.
Mais comment pouvez-vous concilier ce pessimisme et cet optimisme ?
Je suis pessimiste à court terme mais optimiste à long terme. En ce moment, tout le monde cherche à placer ses pions: l’Amérique, Israël, l’Arabie saoudite, l’ancien régime toujours aux aguets, l’armée qui ne veut pas perdre ses privilèges, les Frères musulmans. Chacun essaye de tirer la couverture à lui. Mais je crois à la force de l’esprit. Napoléon écrivait: «Il y a deux forces qui mènent le monde : l’esprit et le glaive. La plus forte des deux, c’est l’esprit.» Quand un être humain est déterminé à aller jusqu’au bout, il peut renverser des barrières insurmontables. Une idée peut déstabiliser un empire. Ce qui se joue n’est pas une guerre de religion mais une guerre de civilisation. Il suffit pourtant d’analyser l’histoire. L’islamisme va vers un échec mais cela ne signifie pas qu’il va baisser les armes. En d’autres termes, la faiblesse de l’islamisme est de n’avoir d’autres réponses que celle de la violence. Je reconnais dans l’islam certaines valeurs, le sens de Dieu, le sens de la prière, la soumission, foi profonde, sens de communauté, mais face à ce qui se passe, je vois ce côté religieux de l’islam malheureusement piégé par le côté totalitaire fasciste de l’islam politique.
Mais vous dites pourtant que l’islam politique ne peut avoir de longévité électorale…
L’islam est en conflit avec lui-même. Les deux tendances sont là. Les intellectuels et les jeunes incarnent la tendance d’ouverture de l’islam mais ils se heurtent au mur de l’islam radical. Si l’islam radical se réforme, il se dénature. Et comme le mouvement islamiste est fidèle à ses origines, il va vers l’affrontement. C’est donc une alternative tragique.
Le Maroc veut pourtant démontrer le contraire. Et semble y parvenir ?
Le Maroc ? C’est la seule solution mais ce n’est pas l’islam. Et ce n’est pas moi qui l’affirme, ce sont les salafistes. Pour eux, si l’on ne va pas dans cette ligne, les révolutions seront dans l’impasse.
Vous êtes un chrétien, comment voyez-vous l’avenir de cette communauté au Proche-Orient ?
Les chrétiens étaient 20% au Proche-Orient il y a un siècle. Ils sont 2% aujourd’hui. Il semble que l’islam ait pour objectif de vider la région de toute présence chrétienne. Aujourd’hui, les chrétiens vivent dans l’inquiétude, l’angoisse et la peur d’être attaqués. Beaucoup émigrent ou ne sortent plus, surtout dans les quartiers dangereux, populaires. Mais je ne plaide pas la cause d’une minorité qui est la mienne. Mon combat est pour les chrétiens et pour les musulmans. Il est pour la justice, pour l’égalité et la citoyenneté. C’est là un terrain solide. Je veux que tout être humain ait le droit de choisir en conscience ce qu’il veut croire ou ne pas croire. En ce sens, les chrétiens doivent aujourd’hui prendre fait et cause pour ces révolutions qui vont dans le sens d’un E’tat laïc. Qui ouvrent la porte à un choix libre. Mettons un point final à l’emprise du religieux sur la société. Le problème est que si les révolutions vont dans ce sens, ces pays ne seront plus musulmans, ils seront modernes. Or, un pays moderne en supprimant le religieux de sa Constitution cesse d’être un pays musulman. C’est tout le conflit entre les Frères musulmans et le reste du monde.
* E’galement ancien vice-président de Caritas Internationalis pour le monde arabe
"Au nom de la tolérance, l’Europe est en train d’ouvrir ses portes à l’intolérance
http://blog.sami-aldeeb.com/2011/07/02/message-a-leurope-de-henri-boulad-pretre-en-egypte/
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/06/17/les-saoudiennes-defient-le-pouvoir-et-prennent-le-volant_1537608_3218.html#xtor=RSS-3208
Internet "fantôme" ainsi que des systèmes de téléphonie mobile pour permettre aux dissidents de déjouer la censure des régimes dictatoriau
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/06/13/washington-veut-dejouer-la-censure-des-dictatures-avec-un-internet-fantome_1535298_651865.html#xtor=RSS-3208
المواثيق الأخلاقية في الإعلام
وقال:" لقد بات واضحا للكثيرين أننا بتنا نشهد ما يمكن أن نسميه مفارقة الوفرة. فبقدر ما تتكاثر وسائل الإعلام وتتعزز امكانياتها وسرعة انتقال ما يتلقاه القراء والمشاهدون والمستمعون، تضعف امكانية التمييز ويقل الانتباه، فيصعب اختيار ما هو جدير بالتصديق وبالحفظ في الذاكرة واغفال ما يستحسن الاعراض عنه أو نسيانه. ولعلّ كثرة المعلومات التي يوفرها الإعلام لجمهور واسع ليست ضماناً بحد ذاتها للمعرفة. فالمعرفة تفترض تنظيم المعلومات والمفاضلة بينها والتحقق من صحتها وحسن استعمالها. ولكن ذلك لا يحد من تأثير الإعلام، المستدام أحياناً والعابر أحياناً أخرى، على نظرة الناس إلى الواقع الذي يختبرونه أو الذي يستحضرونه من أمكنة أو أزمنة أخرى".
واشار الى ان الحرية والصدقية هما الشرط الاساسي لقيام الإعلام بدوره على أفضل وجه ممكن، وقال:" غير أن ممارستها معرضة للإنزلاق نحو تهديد صدقية الإعلام والإنتقاص من قدرته على القيام بدوره لجهة مساعدة الناس في اكتساب معرفة تسمح لكل منهم أن يكوّن قناعاته بنفسه ويحدد خيارات"ه.
ورأى "ان الحرية في حالة افتراقها عن الصدقية تتحول إلى عبء على الإعلام في تأديته لمهماته"، مؤكدا "ان تقييد الحريات الإعلامية لم يعد مقبولا في العالم المعاصر، ولا هو ممكن بظل سهولة انتقال الخبر والصورة وتعدد وسائطه. فلا يبقى إلاّ التزام المعايير المهنية والتي تضمر قيما أخلاقية، شرطا لصون الحرية وتعزيز الصدقية والثقة ودرء للفساد".
http://ucipliban.org/arabic/index.php?option=com_content&task=view&id=28250&Itemid=221
لاتصالات في لبنان: خارج نطاق الخدمة
احتل لبنان المرتبة الاخيرة عالميا بين 169 بلدا في سرعة تحميل الانترنت في آخر احصاء اصدرته Speedtest.net. أما بالنسبة الى خدمات الاتصالات، فحتى الهيئة المنظمة للاتصالات اقرت في تقريرها السنوي "ان دراسات المقارنة تظهر لبنان في المرتبة 18 بين 19 دولة عربية على مستوى المنافسة والخدمات المقدمة". كلفة المكالمات والرسائل النصية في لبنان اكثر من 5 اضعاف الاردن، و3 أضعاف اكثر من مصر. وحتى نهاية 2010، لم تكن بعد قد توافرت خدمات الجيل الثالث. السبب هو أن هيكلية عقدي الادارة مع الشركتين اللتين تديران الشبكات لا تحفزهما على تطوير خدماتهما. النتيجة: ضعف جودة الخدمة.
فتح قطاع الاتصالات للمنافسة عبر الخصخصة هو السبيل الوحيد لتحسين الخدمة وخفض الاسعار. هنا تدخل الصراعات السياسية، ولكن حتى بعيدا منها، ثمة من يعترض على خلفية أن قطاع الاتصالات بالصيغة الحالية يدر عائدات لخزينة الدولة هي في أمس الحاجة إليها. صحيح أن شركات الاتصالات وفرت 1.37 مليار دولار لخزينة الدولة في 2009، ولكن بعد تعديل الاسعار العام الماضي انخفضت هذه المساهمة الى النصف. في المقابل، تثبت الدراسات أن الخصخصة سترفع عائدات الدولة.
فبالاضافة إلى المبالغ الفورية التي تدرها عملية الخصخصة والتي يمكن استخدامها لإطفاء الدين العام، هي لا تعني بيعا كاملا للقطاع. تستطيع الدولة أن تبقي على ملكية قد تتخطى 50%، وتحصل تاليا على حصتها من ارباح المشغلين.
ومعروف عالميا أن كل زيادة بـ10% في نسبة الاختراق للنطاق العريض تؤدي إلى نمو الناتج المحلي الاجمالي بـ1%، وهذا حتما يرفع عائدات الدولة. والمنافسة تشجع الشركات على تحسين الخدمة مما سيرفع نسبة الاختراق التي تبلغ 68% حاليا في لبنان، وبعيدة بأشواط من الامارات على سبيل المثال حيث تصل إلى 232%، والسعودية عند 186%. ولا ننسى أن الخصخصة تمتد فقط لـ20 سنة وليس إلى ما لا نهاية. هذا كله يؤدي إلى تعظيم عائدات الدولة وليس لنقصانها.
نادين هاني annahar 21-5-2011
تقرير يستشرف مستقبل قطاع الإعلام
تطوّر تقني من شأنه أن يُحدث تغييراً شاملاً
Anahar 19-5-2011
وافاد التقرير "ان العالم يدخل مرحلة جديدة من التطور التقني في ميدان المرئي والمسموع من شأنه أن يحدث تغييرا شاملا، عميقا، في عادات الناس وميولهم وأطباعهم وحاجاتهم وأنماط استهلاكهم وخياراتهم. وهذه المرحلة الجديدة تتمثل في حلول أجهزة التلفزيون المتعددة الإختصاص مكان الأجهزة المعروفة والمتعارف عليها، بحيث تزول هذه تدريجاً من الأسواق، لأنه لن يعود هناك من مبرر للاستثمار في إنتاجها، ناهيك عن انهيار معظم شبكات التلفزة التقليدية، بما في ذلك تلك التي تتمتع اليوم بسلطة الاحتكار. بمعنى آخر أجهزة التلفزيون التقليدية ستنضم إلى التلكس والآلة الكاتبة القديمة الخ...".
واشار الى "ان الأجهزة الجديدة ستكون متعددة الإختصاص: تلفزيون وانترنت وهاتف، مع كل التطورات التي ستدخل على هذه الوسائط. ويواكب ذلك انتشار ثقافة الانترنت في أوساط الأجيال الجديدة، كانتشار النار في الهشيم. إنه العصر الجديد، عصر ما بعد حرب الصورة التقليدية التي لعبت الدور الأساسي في انهيار المعسكر الشرقي، اضافة إلى أدوار أخرى طبعا".
ورأى "ان هذا العصر يتقدمه قطبان: الولايات المتحدة الأميركية وآسيا (اليابان - كوريا الجنوبية - الصين)، بينما يحاول الأوروبيون دخول هذا العصر الجديد، ويبحثون في كيفية مواجهة هذا التحدي إقتصادياً وقيمياً، وبالتالي تشريعيا...".
وعرض "صورة الأزمة في قطاع المرئي والمسموع في فرنسا، كما في بقية دول الإتحاد الأوروبي"، فتوقع "ان تدخل الاسواق قوى جديدة مستثمرة في المرئي والمسموع وذات انتشار دولي احتكاري، مثل مجموعة غوغل التي ستتمركز في كل جهاز تلفزيوني حديث بصيغتين: الصيغة الحالية لـغوغل وصيغة الشبكة التلفزيونية. هذا على صعيد المثال وليس الحصر. وإلى جانب غوغل، تدخل مواقع الخدمات التلفزيونية التي تبث، من ضمن ما تبث، مواد التلفزيونات المحلية في الدول الأوروبية... ومع مواقع الخدمات التلفزيونية، تدخل على الخط مواقع عرض الأفلام الخ...".
ولفت الى "ان أولى نتائج ذلك هو تشتت المشاهدين وتفتت موارد الإعلانات، مما يطرح مشكلة حقيقية أمام سوق الإعلان في كل دولة أوروبية على حدة، وفي أوروبا الإتحادية عموما". واذ حذر من "ان الخطر القاتل يهدد قطاع الإنتاج التلفزيوني، والسينمائي ايضا"، اشار الى ان "انفلات الضوابط في عالم الانترنت يوفر للفعاليات التلفزيونية غير التقليدية، أي الآتية من الــ WEB، قدرة ساحقة على استقطاب المشاهدين والإعلان في مقابل تراجع حاد سيصيب الشبكات التقليدية، مما يترك اثرا بالغا على الثقافة وميول المشاهدين واقتناعاتهم وخياراتهم...".
ونبه الى "ان شبكات التلفزة التقليدية ستقف عاجزة بالكامل عن ضبط ما يمكن وصفه بالمواد المهربة، وبالتالي فإن الملكية التجارية والأدبية ستضرب في الصميم وقد يصبح من المستحيل إنقاذها". واعتبر "ان الشبكات التقليدية باتت في حالة من الخسارة المسبقة لهذه المنافسة المفروضة عليها والتي لا مفر من خوضها".
واذ شدد على "ان تنظيم الشبكة الجديدة، وبالتالي تنظيم المنافسة بين الشبكتين، يفترضان الإقدام على محاولة ما في هذا المجال"، قال ان "التطور التقني وحده كفيل برسم حدود للمنافسة"، متوقعا "ان يكون لجهاز الهاتف النقال الموصول بالشبكتين موقع مميز في المنافسة، بحيث يتحول شبكة ثالثة تزيد حدة المنافسة".
ومما توقعه ايضا، "زوال حتمي للمجموعات الصغيرة"، مشيرا الى "ان قادة المؤسسات التقليدية الكبرى ذات القوة الإحتكارية (لغاية الآن طبعا) خائفون جدا".
وتمنى المجلس الوطني على القطاع الاعلامي اللبناني "ان نضع أنفسنا في حال استنفار قصوى، وندرس معا سبل بقاء شبكتنا على قيد الحياة".
Les religions et le net
« Saint-Père, sauvez le Liban ! », ou la petite histoire de l’engagement de Jean-Paul II en faveur de l’unité du pays du Cèdre (*)
Le Liban est fait pour l’unité. Au palais de Baabda, le Saint-Père rencontre cheikh Mohammad Mehdi Chamseddine, cheikh Mohammad Rachid Kabbani et cheikh Mersel Nasr.
La formule a fait fortune. Il n'y a pas une semaine où elle n'est pas citée par l'un ou l'autre de nos leaders politiques ou religieux pour exprimer leur idéal de ce que devrait être notre pays, enfin débarrassé des allégeances politiques et idéologiques conflictuelles qui le déchirent.
C'est un fait : dès son élection en 1978, Jean-Paul II a été étroitement mêlé à l'histoire de la guerre du Liban. L'attention extraordinaire qu'il a manifestée à notre égard et qui l'a conduit à consacrer au Liban, en 1997, une assemblée spéciale du synode des évêques pour notre pays, a une explication. L'évocation de cette histoire nous permet de percevoir comment une trame providentielle se tisse dans l'épaisseur de nos actions quotidiennes, comme à notre insu.
Des historiens l'ont affirmé : le Liban, né en 1943 d'un pacte conclu entre chrétiens et musulmans, aurait pu se désintégrer sous l'action conjuguée des pressions externes et internes, notamment en raison du caractère hétérogène de sa société. Le fait que cet éclatement ne se soit pas produit est dû à un ensemble de causes. Le rôle préventif éminent joué sur ce plan par Jean-Paul II et la diplomatie vaticane mérite évidemment plus qu'un article. Il a été déterminant. Nous en évoquons ici les grands traits.
Une vocation
Nul n'a souligné plus fortement que le grand pape la vocation à l'unité des Libanais. Il l'a fait de façon répétée, insistante, adressant aux Libanais message après message, et faisant prier pour le Liban les évêques du monde entier, à l'encontre même des aspirations de certaines forces politiques chrétiennes au Liban, tentées par la partition.
À tous ceux qui s'interrogent sur ce qui a concrètement encouragé Jean-Paul II à se pencher avec tant de constance sur le dossier Liban, voici un récit surprenant. Il touche à ce qu'on appelle la « petite histoire », mais n'en est pas moins révélateur. On le doit à Gilberte Doummar, une mère de famille membre du mouvement des Focolari, qui a représenté le Liban de longues années durant au Conseil pontifical pour l'apostolat des laïcs. À ce titre, elle s'est souvent rendue au Vatican et a rencontré, à diverses reprises, le pape et ses proches collaborateurs.
Voici son témoignage : « C'était en 1984, pour la première assemblée du Conseil pontifical pour l'apostolat des laïcs, raconte-t-elle. Nous étions réunis dans la salle Clémentine. Le cardinal Pironio, alors président de ce Conseil, me présente au pape. Je le remercie pour tout ce qu'il fait pour le Liban, et il me dit : "Oui, le Liban est au centre de mes préoccupations, de mes prières". »
Le soir même, je rencontre un ami de longue date du pape, l'écrivain Stephane Vilkanovitch, auquel je dis : « Le Saint-Père a un amour spécial pour le Liban. Comment, d'où cela lui vient-il ? » Il me répond : « J'ai rendez-vous avec lui ce soir. Je lui poserai la question. »
Le lendemain, il me dit : « J'ai la réponse. La voici. Quand, en octobre 1978, après son élection, il est sorti saluer la foule sur la place Saint-Pierre - et bien sûr, à l'époque, les calicots et banderoles étaient défendus -, un calicot est apparu subitement, sur lequel était écrit : "Saint-Père, sauvez le Liban !" avant d'être prestement escamoté. Et, a dit le Saint-Père, cela lui est entré au cœur "comme un dard". À la fin des festivités, après avoir salué tout le monde, il est rentré s'agenouiller devant le Saint-Sacrement et a demandé à Jésus, présent dans l'Eucharistie, "assez de vie pour pouvoir sauver le Liban". »
Et voilà comment un simple geste peut imperceptiblement infléchir le cours de l'histoire ! Dès 1978, Jean-Paul II avait déjà fixé pour objectif à la diplomatie vaticane d'empêcher l'éclatement du Liban. Et Dieu a non seulement donné assez de vie à Jean-Paul II pour « sauver le Liban », il le lui a même sauvée, de son propre aveu, lors de l'attentat du 13 mai 1981, pour lui permettre d'achever la mission particulière qu'il s'était assignée et qui, naturellement, s'insère dans une trame globale aux dimensions du monde.
Jean-Paul II ne l'a jamais caché. Il croit fermement que le 13 mai, date anniversaire des apparitions de Fatima en 1917, il doit la vie sauve à une intervention miraculeuse de la Vierge. « Une main a tiré, une autre a détourné la balle », a-t-il confié à André Frossard.
« Ce qui importait surtout au pape, confie Gilberte Doummar, c'est son unité. Il voulait que les chrétiens œuvrent pour l'unité du Liban. En mars 1986, le Saint-Siège, sous son impulsion, avait lancé un plan de sortie de la guerre que le cardinal Achille Silvestrini, principal figure diplomatique du Vatican sous son pontificat, fut chargé de mettre en œuvre. Il tentera en particulier de réunir un sommet national islamo-chrétien. Mais le cardinal Silvestrini échouera à opérer une brèche dans le mur que la Syrie avait dressé entre les Libanais, comme l'affirme Antoine Saad dans l'ouvrage de souvenirs autobiographiques qu'il a consacré au patriarche Nasrallah Sfeir.
Auparavant, le Vatican s'était employé, en vain, à empêcher l'armement des milices chrétiennes, estimant que les voies de la paix étaient préférables à celles de la violence. Le Saint-Siège avait même reproché à certains responsables d'ordre monastique d'avoir « oublié leur vocation en fournissant des armes aux chrétiens ».
Faites prier pour le Liban
« En 1987, reprend Gilberte Doummar, après l'échec de la mission Silvestrini, très triste et avec un geste las de la main, il m'avait dit : "Priez, faites prier pour le Liban." Quand il a déclaré le "Liban pays message", il voyait d'un regard prophétique ce que pouvait donner le Liban, le rayonnement, la mission très grande qu'il pouvait avoir. Le Liban est fait pour l'unité. Le pape avait le don de voir ce que nous ne voyons pas. »
Le pape finira par atteindre, en partie, son objectif, du moins sur le plan spirituel. Il convoqua une assemblée spéciale du synode des évêques sur le Liban. Celle-ci se tint à Rome en 1995. Deux ans plus tard, Jean-Paul II se rendra au Liban (10-11 mai 1997) pour y remettre solennellement l'Exhortation apostolique postsynodale, « Une espérance pour le Liban », aux différents représentants des Églises catholiques et à la jeunesse de notre pays. Le document consacra, contre vents et marées, sa vision pour notre pays.
Beaucoup de chrétiens et de musulmans se sentirent interpellés par cette charte spirituelle, attirés à ce banquet de l'histoire. « Pour les chrétiens, estime le chercheur Fadi Daou, c'était passer d'une phase où ils s'étaient conduits comme si le Liban leur appartenait à une phase où le Liban, partie de leur identité, devenait un message à transmettre, un projet à faire advenir, un modèle à servir. »
(*) Cet article est extrait d'un ouvrage de Fady Noun, « Dévastation et rédemption, récits d'apparitions de la Vierge au Liban », à paraître dans une collection spéciale de la faculté des sciences religieuses de l'USJ.
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فيلم بشر والهة
من هنا، تمثّل النظرة المقربة إلى الحياة اليومية المتواضعة التي يعيشها الرهبان، أساس الفيلم. بلقطات جميلة، نشاهد روتينهم اليومي من الصلوات والأعمال البسيطة التي يقومون بها مثل الزراعة أو الطهي. انتشار الذعر بين الرهبان يبدأ بعد اقتراب العنف، ما يعيد مشكلات دينية عدة إلى الواجهة. وسط خوف بعض الرهبان على حياتهم، يحاول بعضهم تقرير ما إذا كانوا يريدون مغادرة الدير أو البقاء، فيبدأ الشك يدب في قلب أحدهم.
النظرة المقربة التي يوفرها الفيلم في لونه الأزرق البارد، والوتيرة الهادئة التي يحافظ عليها، تفاصيل تجعله يأخذ أبعاداً أخرى غير البعد السياسي في قضيته الرئيسية. ما أبهر المخرج ودفعه إلى كتابة سيناريو الفيلم، هو إرادة الرهبان في عدم مغادرة الدير وتفسير ذلك القرار دينياً. من ناحية أخرى، يحاول الفيلم الابتعاد عن إمرار رسائل سياسية مباشرة قدر الإمكان، هذا مع عدم تبيان الأسباب التي تولّد التطرف والعنف. وعدا لقطتين، الأولى تتهم مسؤولاً حكومياً في الاستعمار الفرنسي بأنه السبب الرئيسي في بلاء الجزائر، ورفض الراهب كريستيان الحماية من حكومة فاسدة، تتخذ فكرة التسامح الديني الجزء الأكبر من تلك الرسائل.
وفي لقطات عدة من الشريط، يحاول المخرج إمرار رسائله عن فكرة التسامح عبر الرهبان، سواء من خلال سكان القرية وحياتهم المشتركة مع الرهبان، أو في موقفهم الواضح من الطارئ الغريب الذي جلبه تشدّد الجماعة الإسلامية، وفي مواقف أخرى مثل المواجهة التي حصلت بيد الراهب كريستيان وأحد أفراد الجماعة، وصولاً إلى المشاهد الأخيرة في الفيلم.
الوتيرة الهادئة التي يسير عليها شريط كزافييه بوفوا تمنحه طابعاً تأملياً يحمل ثقل الفيلم الفلسفي. ومنذ الدقائق الأولى التي يفتتح بها الفيلم في تتبعه الهادئ لروتين الرهبان اليومي، يستمر على هذا المنوال التأملي، وقد ساعد في ذلك عدم استخدام الموسيقى في معظم مشاهد الفيلم. هذا التأمل يوجد في ثنائيات الشك والإيمان، والموت والحياة، وتساؤلات القدر. لكن رغم ذلك التتبع الدقيق، يبقى هناك نوع من المسافة بين المشاهد وبين الرهبان ككل. ليست مسافة عاطفية، بل متوازنة، يستطيع المشاهد من خلالها التوجه إلى كل شخصية على حدة ومحاولة فهم طريقة تفكيرها في مواجهتها لهذا الموقف.
من هنا، جاء أحد أسباب نجاح الفيلم، إلى جانب براعة التصوير السينمائي التأملي الذي يبلغ ذروته في مشهد «العشاء الأخير» ولقطاته المقربة وموسيقى بحيرة البجع، وصولاً إلى مشاهد النهاية. الفيلم الذي نال أيضاً جائزة «سيزار» أفضل فيلم، وكاد يسبب أزمة بين الجزائر وفرنسا، هو بالتأكيد أحد أهم إنتاجات السينما الأوروبية في الفترة الأخيرة.
pour mieux protéger les libertés religieuses dans le monde
http://www.la-croix.com/La-liberte-religieuse-concerne-toutes-les-minorites/article/2453509/4078
Quand je parle de liberté religieuse, cela concerne toutes les minorités religieuses et toutes les religions. La religion chrétienne, mais pas seulement. En Europe, au Maghreb, au Moyen-Orient ou dans le Golfe, nous avons une tradition de cohabitation des trois religions monothéistes, qui portent l’idée de tolérance. Il est possible et nécessaire d’agir ensemble.
Au Qatar, par exemple, une grande église chrétienne a été construite il y a deux ans. C’est exemplaire. Contrecarrer les sites Internet qui prônent l’intolérance et l’intégrisme, ce peut être une mission commune.
Al-Azhar:suspension sine die de tout dialogue avec le Vatican
Nouvelles de l'ACPC: Décès de Luce Dion
L’AED présente son rapport 2010 sur la liberté religieuse dans le monde : AED France
L’AED présente son rapport 2010 sur la liberté religieuse dans le monde
Le Rapport de l’AED fait état, dans son ensemble, d’une détérioration de la situation des chrétiens à travers les différents continents. Souvent d’origine religieuse, la discrimination touche principalement aujourd’hui la région du Moyen-Orient, mais d’autres pays sont également concernés. Par continent, il s’agit principalement de : l’Irak, l’Arabie Saoudite et l’Egypte pour le Moyen-Orient, la Corée du Nord, la Chine, l’Inde, le Pakistan et le Vietnam pour l’Asie, le Nigéria et le Soudan pour l’Afrique, Cuba pour l’Amérique.
Le Rapport fait également état d’une intolérance croissante à l’égard des chrétiens dans les pays dits du « premier monde », dans lesquels les média font fréquemment montre de « christianophobie ». La remise en cause de la liberté religieuse que l’on peut observer a pour origine une idéologie séculariste.
Quelle présence chrétienne dans le débat public ? .
http://blog.lefigaro.fr/religioblog/2010/09/vers-une-marginalisation-de-le.html
Concile Orthodoxe
Le grand concile orthodoxe pourrait se tenir en 2010
Le projet d’une réunion de toutes les familles de l’orthodoxie n’a jamais été aussi près de se réaliserhttp://www.la-croix.com/Le-grand-concile-orthodoxe-pourrait-se-tenir-en-2012/article/2441263/4078Les musulmans a l'ecole catholique
Ces exemples, tirés du document publié en cette rentrée par le Secrétariat général de l’enseignement catholique sur «Le jour de la rentrée, les garçons ne répondent pas à leur nom lorsque la nouvelle directrice, qui succède à un directeur, fait l’appel des classes. Par contre, les élèves répondent à leur professeur principal qui est un homme. » «Des lycéens musulmans prient régulièrement dans la cour. Un jour de pluie, la directrice leur propose une salle. Ce lieu devient la salle de prière où les élèves invitent des personnes extérieures à l’établissement. La directrice ne peut plus disposer de cette salle pour d’autres activités. »
Ces exemples, tirés du document publié en cette rentrée par le Secrétariat général de l’enseignement catholique sur les Musulmans en école catholique, font désormais partie du quotidien d’un certain nombre de leurs établissements. Notamment ceux qui, en milieu plus populaire, accueillent de plus en plus d’élèves de confession musulmane : certaines écoles comptent parfois jusqu’à 70% d’élèves musulmans.
En 2008, les évêques avaient posé la question, à l’occasion d’un document intitulé : Pourquoi l’Église catholique continue-t-elle de s’engager dans le dialogue interreligieux ? Il a donc été décidé de lui donner une réponse plus concrète, grâce à un travail mené conjointement par le Secrétariat général de l’enseignement catholique (SGEC) et le Service pour les relations avec l’islam (SRI) de la Conférence des évêques.
http://www.la-croix.com/L-enseignement-catholique-face-a-ses-eleves-musulmans/article/2438553/4078
